Ma candidature ayant été acceptée, je suis depuis quelques mois la formation dispensée par la Metropolitan Police londonienne, en vue de devenir Special Constable (“officier de police auxiliaire”).

Si tout se passe comme prévu, disposant du même uniforme et des mêmes pouvoirs que les policiers professionnels, je devrais commencer à patrouiller dans les rues de Londres deux soirées par mois à partir de février 2012.

La philosophie policière anglo-saxonne, basée sur le concept du “policing by consent” (police “consentie” par la communauté) s’oppose au modèle centralisé d’une police d’Etat dont le but principal reste la protection des institutions. Ce système donne à la police britannique une légitimité démocratique supplémentaire et permet encore aujourd’hui à celle-ci de remplir efficacement sa mission quotidienne sans porter d’arme à feu (en dehors de certaines unités spécialisées dans les interventions à risque) et en faisant appel à un contingent de volontaires.

Si la société britannique est d’une manière générale beaucoup moins violente que son homologue française, je ne me fais néanmoins guère d’illusions sur le formidable “challenge” que représente l’engagement que je prends, notamment à la lumière des récentes émeutes.